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Recherches sur les plantes : l’État invité à mettre les moyens

Le Professeur Emmanuel Basssène, a invité l’Etat à mettre les moyens nécessaires pour permettre aux chercheurs de valoriser directement le potentiel des plantes au bénéfice des populations.

’’Nous faisons des recherches sur les plantes et nous cherchons des partenaires qui puissent venir les exploiter pour le bénéfice des populations. J’ose espérer qu’avec le Plan Sénégal émergent, le gouvernement mettra en place des moyens nécessaires pour permettre à nos chercheurs de valoriser directement le potentiel que nous avons ici’’, a déclaré le professeur à la faculté de médecine, de pharmacie et odontologie de l’UCAD, Emmanuel Bassène, spécialiste des plantes. 

’’Nous sommes pour le moment consommateurs de ces produits dérivés de plantes qui sont importés. Ce processus va aller crescendo. Nous devons prendre les devants, il ne faut pas qu’on se fasse devancer dans l’utilisation des plantes dans notre consommation’’, a-t-il affirmé, face à la presse, samedi, au deuxième jour de la première conférence internationale conjointe sur le potentiel de l’ethno-pharmocologie et de la médecine traditionnelle (30 novembre-2 décembre).

Cette conférence a pour thème ’’Découverte et développement des médicaments à base de produits naturels : recherche fondamentale et applications cliniques des résultats récents de la recherche pour un développement durable’’.

’’Nous sommes de plus en plus urbanisés, on ne mange plus autant d’herbes et de feuilles. Le plantes peuvent être présentés dans les produits que nous consommons couramment sans que nous allions en chercher dans la brousse’’, a-t-il ajouté.

Revenant sur les plantes au Sénégal, il a cité ’’le +Nébéday+, les écorces de plantes, les fruits locaux, le +Soumpe+, un produit banalisé, le Kinkéliba, le bouye (pain de singe) qui est un aliment d’avenir qui va remplacer tous les vitamines qu’on est en train de vendre’’. ’’On ne peut tous les citer’’, a t-il soutenu.

Cette conférence, a indiqué le Pr Bassène, ’’est la première qui s’organise sur la question en Afrique. à l’initiative d’éminents collègues du Nigéria, d’Afrique du sud, du Congo et des expatriés au Canada’’.

Il s’agit de voir ’’l’aspect moderne de la médecine traditionnelle en alliant la pratique de la médecine traditionnelle et ce qu’on peut en tirer pour faire une médecine moderne’’.

Selon lui, ‘’l’accent a été mis ur ce qu’on appelle la neutracitique c’est à dire ce qu’on peut faire des plantes en sorte que cela puisse être incorporé dans l’alimentation de l’homme et qui permet de pallier les carences qui sont dus aux produits industriels trop cuits ou conservés trop longtemps’’.
 

Espritcitoyen.com- Aps

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