Economie

MAGAL-GAMOU : Deux dates, une moisson pour les charretiers

                  «les clients se bousculent pour payer le prix du ticket qui varie entre 200 f Cfa à 300 f Cfa

Le Magal de Touba et le Gamou de Tivaouane sont connus comme étant deux événements phares du pays qui mobilisent les fidèles sénégalais chaque année  vers ces lieux pour le besoin de leur pratique religieuse.    Mais au-delà  de l’accomplissement de l’aspect religieux comme la ziarra des mausolées des défunts marabouts, la visite des mosquées et les différents lieux de culte entre autres il y’a ceux qui s’y déplacent uniquement pour l’aspect économique. C’est le cas des charretiers venus des villages environnants pour assurer le déplacement des pèlerins dans des endroits difficiles d’accès. A Tivaouane, c’est à quelques encablures du garage de Dakar qu’ils sont installé à grand nombre sur une grande surface pour acheminer les clients vers les différents endroits qu’ils ne connaissent pas: Cité Serigne Mansour Sy, Hopital Mame Dabakh, Cimetière Khalkouss, mosquées Serigne Babacar Sy ou Elhadji Malick Sy etc… qui sont des lieux très sollicités mais peu connus. Déjà à la veille du maouloud, les clients se bousculent pour payer le prix du ticket qui varie entre 200 Cfa à 300 Cfa, c’est selon la distance. Bien assis sur la chaise de son cheval avec son pil noire en coton et son « lafa » bien vissé sur sa tête, Cheikh Niang se voit heureux de participer à sa manière au deux évènements religieux qui l’ont permis de remplir les poches. Il se laisse aller à des confidences : « Avant que je ne rallie Tivaouane  J’ai puis gagné en trois jours plus de 200000 cfa à Touba. Actuellement ça commence bien, nous sommes  à la veille et je m’approche de la moitié de cette somme, pour vous dire combien notre business réussit pour ces deux occasions », a-t-il révélé. Pour ce qui est de la comparaison il n’y’a pas photo le business marche plus pour les charretiers à Touba qu’à Tivaouane souligne Abdou Seye. Selon lui à Touba le business dure plus longtemps qu’à Tivaouane et les charretiers ne sont pas trop concurrencés par les véhicules clendos qui ont à peu près les mêmes destinations qu’eux. « A Touba, les cars peuvent continuer d’acheminer  les clients de 3 à 4 jours tant dis qu’à Tivaouane ils le font en deux jours maximum », a-t-il fait savoir. Mais l’un dans l’autre, il reconnait que ces deux évènements majeurs leurs font gagner beaucoup d’argent et c’est des dates importantes dans leur agenda pour lesquelles ils ne manqueront pour rien au monde.     

Oumar Ndiaye

 

 

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